Waldo
Je terminais mon troisième Scotch, et il était assez tard. Dans la petite salle sombre et enfumée du "Blues Corner"; trois musiciens faisaient le "boeuf", rien que pour eux, et seules deux tables étaient encore occupées. Il devait même être très tard, mais je n'avais pas de montre sur moi et, d'ailleurs, je me fichais bien de l'heure qu'il pouvait être; la nuit n'était pas terminée, et je me sentais gagné par un vague ennui. J'ai jeté un billet sur le comptoir, et m'y suis adossé. C'est alors que la porte du bar s'est ouverte, et Karen est entrée. Le barman lui a jeté un regard lourd de fatigue, mais il n'a rien dit. Karen est venue à moi en souriant. J'ai pris la main qu'elle me tendait et, m'inclinant, je l'ai effleurée de mes lèvres. Elle m'a dit: "Bonsoir, comment allez-vous?" J'ai répondu n'importe quoi; des images très fortes affluaient dans mon esprit.
 
     Je n'avais pas revu Karen depuis sa mémorable visite à mon atelier, trois mois plus tôt. Je l'avais rencontrée la veille, au vernissage d'une exposition de peintures érotiques à laquelle je participais. Elle semblait très intéressée par mon travail, et, il faut bien le dire, assez troublée par ce qu'il représentait... Des femmes; des femmes attachées, à-demi dévêtues, fouettées. Parfois en humiliante posture sur les genoux d'un homme - ou d'une femme -  et recevant l'enfantine punition.
 
     Hypocritement, elle avait parlé de ma technique, des ambiances lumineuses qui baignaient certaines de mes toiles mais, à aucun moment, elle n'en avait évoqué les sujets. Elle avait manifesté le désir de visiter mon atelier, et je l'avais reçue le lendemain. Après les banalités d'usage, un léger incident allait décider de la suite des évènements; Karen, involontairement - ou pas, je n'en sais rien -  avait renversé sa flûte de Champagne sur ma table de travail, innondant quelques croquis sans importance. Faisant semblant d'être fâché, je l'avais sommée de partir, ou... De reconnaître qu'elle méritait une "juste" punition. Elle connaissait mes oeuvres - sinon ma sulfureuse réputation -, et ne pouvait ignorer de quelle façon elle serait punie... Elle était restée.
 
     Elle avait donc reçu ce qu'il est convenu d'appeler "une bonne fessée", administrée à l'aide de ma longue latte graduée, instrument usuel du dessinateur et du sévère correcteur que j'étais.
 
     Après cela, elle partit très vite, confuse au-delà de toute __expression; elle devait reprendre un vol pour Madrid le soir-même. Je pensais ne jamais la revoir et, de temps en temps, quand ce charmant souvenir me hantait, j'ouvrais un des tiroirs de mon bureau, j'en tirais la petite culotte de coton blanc que je lui avais confisquée, et j'y déposais un petit baiser... .
 
Karen
L'avion atterrit finalement à l'aéroport de Bruxelles. J´étais nerveuse, angoissée.. Je ne savais pas très bien si je voulais rester ou prendre l'avion du retour et fuir a toute vitesse.
Mille fois je me suis demandée  si j  étais folle.
J´étais folle ?... Pourquoi avais-je décidé de revenir ?
Ça faisait trois mois , seulement trois mois, que pour la première fois
de ma vie avais voyagé jusqu' à Bruxelles pour une affaire en rapport avec
ma thèse de doctorat.
Le sujet de ma thèse n'était pas simple, et il avait la
particularité que les pièces à étudier étaient trop dispersées.
J'ai eu la chance que Bruxelles réunisse pendant 5 mois toutes ces
pièces dans une même exposition, et cela  été une grande occasion.
C´était presque la fin de mon séjour quand l'exposition se termina, et je préparais mes bagages de retour, lorsqu'en entrant pour la dernière fois
dans le musée, j´ai vu une affiche.
C'était l'annonce d'une nouvelle exposition. Une exposition qui était inaugurée dans la salle d´a côté. Je me suis approchée… Quelle surprise !  Le grand Waldo exposait .
J'avais entendu parler de lui et je connaissais ses oeuvres .
J'aimais beaucoup sa façon de peindre. Son réalisme, le mélange des
couleurs et les textures dans ses toiles. Les expressions des personnages,
les détails.. Ses tableaux étaient comme des photographies, instantanés
de la vie même, mais au-delà de ce qu'une camera
peut recueillir, les dessins de Waldo recueillaient l'âme.. En voyant
ses peintures, on sait toujours quelles sont les sensations, les
sentiments, les pensées des personnages représentés. Mais, j´avais vu
surtout aussi certains de ses tableaux qui traitaient de
femmes fessées, attachées... soumises… je ne peux pas expliquer
pourquoi, mais cela m'attirait spécialement.
J´étais habillée assez simplement, avec  une jupe bleue marine courte et
ample, une chemise blanche, des chaussettes blanches et des chaussures à talons plats . J'ai regardé  l'annonce de l'exposition de Waldo. J'ai regardé ma tenue... je ne me suis pas aimée. Je n'étais pas habillée pour une exposition. Mais si je n'en profitais pas, je  n'aurais jamais l'occasion de voir au naturel l'art de Waldo, que jusqu'à présent, j´avais seulement eu l'occasion de voir sur des photos, revues et livres d'art, puisque mon avion de retour à Madrid décollait juste le jour suivant. Alors, même si ma tenue n´était pas la plus appropriée, j'ai décidé d' entrer.
Juste quand je regardais une étonnante peinture ou on pouvait voir une femme assise sur un long banc de pierre, sous une fenêtre, fessant une  adolescente couchée en travers de ses genoux, j'ai entendu que quelqu'un me parlait...
-"Bonjour Mademoiselle, je vois qu´elles vous intéressent mes peintures…
Je me suis paralysée. C était Waldo en personne qui s'était approché de  moi et avait constaté l'intérêt qui je portais à un dessin qui faisait partie
de mes fantaisies érotiques plus secrètes. Je me suis troublée. J'ai essayé de m´en sortir en essayant de parler de technique, et sur son art en général, Inutile.. Waldo s'était rendu compte  de l'effet qu'en moi avaient causées ses peintures de fessées et de domination.  En me voyant si intéressée par son art il m'a invitée à son atelier. Mon coeur s´est arrêté. Il y avait quelque chose dans cet homme qui me faisait, d'une part, me confier à  lui, et d´une autre, me troublait, m'inquiétait. Beaucoup de sensations se sont bousculées dans mon esprit avant que je  réponde. J'ai fait appel à ma sagesse, longuement démontrée, j ai essayé de me convaincre  moi même que cela était une folie, me suis répété mille fois: "dis non, dis non" mais, en baissant les yeux, et avec une petite voix tremblante, tout simplement, j'ai accepté ..
Waldo m'a emmenée à son atelier de peintre. J'ai pu étudier à l aise tous ses tableaux. Non seulement ceux avec les sujets de domination ,mais tous les autres. Nous parlions, nous fumions.. Mais je  me sentais perturbée.
Le regard de Waldo avait quelque chose spécial que je ne puis pas
décrire.. J étais très nerveuse. Waldo m'a servi un verre et sans le vouloir je l´ai renversé sur des dessins sur la table. Je n'ai pas pu y croire, quand il m'a annoncé qu'il me punirait pour cela. Ce n´était pas possible.. Cela ne pouvait pas être en train de  m´arriver à moi... Mais en effet..... Waldo ne  plaisantait pas et je ne sais pas très bien si je n'ai pas pu ou n'ai pas voulu m'opposer . Quelque chose m'obligeait à lui obéir , à me soumettre...
Waldo m'a fessée avec sa règle de dessinateur,  sur les fesses nues. C´était la première fois que je me faisais fesser de ma vie. J´avais toujours rêvé d´une fessée comme celle- la.. Mais jamais je l´avais reçue. Pendant que je sentais les coups de règle sur mes fesses, des millions de sensations ont traversé mon esprit. La douleur, la honte, l´humiliation d´être fesses nues face a un inconnu, et quel inconnu!! L´homme dont j´avais rêvé depuis le premier jour où j´avais vu un de ses dessins sur un livre d´art, représentant une femme se faisant  fesser à la cravache par un homme, dont  j´ai toujours su que c´était un autoportrait…  Maintenant  j´étais là.  Dans son atelier. En effet, l´homme que j´avais vu sur le dessin du livre d´art lui ressemblait beaucoup. Et maintenant c´était moi qu´il fessait, à la règle, là... à son atelier.
Penchée en avant sur sa table, parmi tous ses dessins, à côté du verre renversé, avec ma jupe bleu marine d´écolière retroussée, mes fesses à l´air, je recevais pour la première fois la fessée de mes rêves les plus intimes, de mes désirs les plus cachés, et j´étais excitée.
Quand Waldo a  fini de me fesser,  je suis partie  en courant , j´ai fui, j´ai quitté l´atelier à toute vitesse, confondue, honteuse.. .Et dans cette fuite, je ne me suis pas rendu compte que j´avais oublié ma culotte...

(Click sur le dessin pour agrandir)

                          

                                                                 

                                                                                         

 

       

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