CHAPITRE II
 
 
Dessiné par David
 
 
 
       
 
        Rocinante 206 volait plus qu'elle ne roulait sur le ruban monotone de l'autoroute, éperonnée par le pied léger mais nerveux de Dulcinea, qui cherchait une sortie pour rejoindre la route départementale. Waldo astiquait sa longue cravache de combat avec un chiffon soyeux, et le terrible instrument - si célèbre et redouté dans le collège de Don Angel -  brillait de mille feux.
 
        -  Ah, j'ai oublié de te dire, chéri... Commença Karen.
        -  Tu seras punie pour ça, dit machinalement Waldo, qui admirait le lustré de sa cravache.
 
       Sans s'émouvoir exagérément, la jeune femme poursuivit:
 
        -  Nous sommes invités ce soir à Madrid, à un dîner chez mon ami José. Il y aura environ 10 convives, certains que je connais, d'autres pas. ça peut être amusant... J'ai emporté mon costume d'écolière... 
 
        Waldo sourit légèrement et glissa un oeil lubrique vers les cuisses de Karen, toujours si bien découvertes par la courte jupe.
 
        - Ton costume d'écolière?... Il est professeur, ton copain José?...
        -  Ja ja ja!... Non, mais il est très porté sur les fétiches... Et assez BDSM... Et ses amis aussi...
        -  Aaaaah!...Tu as envie de te faire fesser devant ces gens-là?... 
        -  Mais non!... Enfin, pas sérieusement... Sur le fond de la jupe...
        -  Pffff!... Ce genre d'exhibition pour petits bourgeois hypocrite, c'est pas mon genre! Si ça doit se passer, tu seras bien déculottée, ma chérie... Et vigoureusement châtiée!
        - Enfin, on verra, tempéra prudemment Dulcinea , mais tu sais, ce ne seront pas des "petits bourgeois hypocrites", comme tu dis... David doit venir aussi.
        -  Ah, parfait!... Alors, je veux bien y aller... Mais avant, j'aimerais assez quitter cette horrible et déserte autoroute...
        -  Merde! Jura Karen dans la langue de Victor Hugo, j'étais distraite, j'ai raté la sortie!...
        -  Hmmm, bravo, mon amour, ma vie!... tu peux préparer ton derrière à une très sévère fessée dès qu'on s'arrêtera!... Et ralentis un peu, qu'on ne manque pas la prochaine...
 
        La jeune femme obéit à la voix de la raison et rétrograda à un prudent 205 Kmh. Quelques instants après, une bretelle s'ouvrait aux voyageurs, et ils s'y engagèrent dans un terrible hurlement de pneus martyrisés. Waldo fronça les sourcils:
 
        -  Bizarre, tu ne trouves pas?... Cette sortie n'était indiquée nulle part, on ne sait même pas où on va... Enfin, je m'en fiche, du moment que je rencontre des derrières à la mesure de mon talent...
        -  C'est comme ça en Espagne, beau chevalier à la figure pas si triste que ça, ja ja ja... C'est toujours très mal signalé. Ja ja ja!...
 
        Waldo de la Mancha ne se départit pas de son calme légendaire, mais il corsa mentalement la punition qu'il comptait à administrer à la jolie provocatrice. 
 
        Ils roulaient maintenant sur une petite route noyée de soleil, bordée d'arbres et de buissons fleuris, au pied de falaises de roche rougeoyante. Waldo se sentait touché par cette simple beauté de la nature, qui mêlait la douceur et l'âpreté, et qui lui semblait un symbole de cette terre qui avait vu naître Cervantès, et aussi Victoria Abril, dont il appréciait fort la chute de reins. Et les talents de comédienne, bien sûr, hein, le talent!... Mais surtout le cul, soyons francs.
 
        Soudain, l'éclatante lumière fit place à la plus totale obscurité et Waldo, privé brutalement de ce paysage qui l'enchantait en ressentit une terrible frustration, presque aussi douloureuse que quand Dulcinea remettait sa culotte. Il grogna:
 
        -  C'est quoi, ce bazar?...
        -  Un tunnel, chéri. Mais pas indiqué et surtout, même pas éclairé. Je n'ai jamais rien vu de pareil. Ils sont bêtes, mais bêêêtes!...
 
Dans la lumière soufrée des phares, les murs arqués du tunnels apparaissaient pourrissants et verdâtres, parsemés de plaques de mousse malsaine.
 
        Au bout de cinq minutes, nos voyageurs commencèrent à trouver que ce tunnel était anormalement long, mais ils perçurent enfin, loin, très loin devant eux, une petite lueur bleuâtre qui grandissait. "La sortie", dit sourdement Karen. "J'aimerais mieux pas!" Répondit Waldo. En effet, la chose avait de quoi angoisser... Au fur et à mesure que Rocinante approchait de l'orée du long boyeau, nos amis devaient admettre l'incroyable!... Ils se retrouvèrent sur la petite route, entre deux falaises rocheuses, bordée d'arbres et de buissons, visiblement la même que celle qu'ils avaient quitté quelques temps plus tôt, mais... Il faisait nuit!...
 
Sur le ciel maintenant de velours sombre, resplendissait une lune pleine, énorme, sur laquelle on distinguait nettement la Mer des Sérénités. En d'autres circonstances, l'astre des nuits aurait évoqué à Waldo un derrière aimé, mais là, aucune pensée érotique ne le visitait. Karen, sans un mot, rangea Rocinante 206 sur le bas-côté de la route déserte. Tout était silencieux, anormalement silencieux... Ils sortirent de la voiture. Waldo ôta ses lunettes et se pinça la base du nez.
 
-   Bien bien bien... Fit-il. Voilà à peine dix minutes, nous roulions en plein soleil. Il était environ 11h. Il est maintenant 11h07 à ma montre, et nous sommes... En pleine nuit!... Nous avons emprunté une route non signalée, un tunnel non annoncé... Et nous voici projetés dans le temps!... Le futur ou le passé, je n'en sais rien, mais nous sommes victimes d'un décalage temporel certain!... Une distorsion, la quatrième dimension, peut-être!... Aïe! En plus, c'est plein de moustiques, je viens de me faire piquer!... Et je ne me sens pas très bien... Bizarre dans la tête...
 
        Karen avait pris son Nokia et composait vainement un numéro. Elle ragea:
 
        -  Meeerde!... je n'ai pas de signal !... Je voulais appeler Dawi, il s'y connait bien en extra-terrestres et il aurait peut-être une explication...
 
        Waldo éclata d'un rire dément:
 
        -  JA JA JA JA JA!... Ah, oui, c'est vrai!... Et moi, j'ai une très valable théorie sur la disparition des dinosaures en chocolat blanc!... C'est la chaleur de la comète de Haley qui passait trop près de la Terre cette fois-là qui les a fait... Les a fait... Fon... Fondre.......... Chérie, ça ne va pas du tout. Je crois que je perds l'esprit.
 
        Karen allait demander finement: "quel esprit?" et embrayer sur le demi-neurone qui tournoie dans le crâne des spankers, mais devant le visage soudain livide et crispé de Waldo, elle s'abstint, et cela valait mieux pour elle. En effet, le Pintamonitos la regardait d'un air sombre, et il testait avec ostentation la souplesse de sa cravache... Il dit d'une voix chargée de menaces:
 
        -  C'est toi qui nous a mis dans ce pétrin... Tu l'as fait exprès, hein?... Tu as voulu saboter ma quête d'idéal defesseur désespéré!... Tu as voulu m'empêcher de devenir un héros de légende!...
 
        - Chéri, tu vas vraiment mal, en effet!... Viens dans Rocinante, il y a du Jack Daniel's... Dans ton état, ça peut te faire du bien!...
 
        -  Mon état! Ricana Waldo en s'approchant lentement de Karen, tu veux dire que je suis fou, peut-être?... C'est bien ça, JE SUIS FOU?...
 
        Vif comme Tarzan  ( mais sans le physique ), le pervers dessinateur s'était jeté sur sa bien-aimée glacée d'épouvante, et lui arrachait sauvagement le peu de vêtements qu'elle portait; elle criait: "arrête, mon amour! Tu es fou!"... Mais c'était justement ce mot qu'il ne fallait pas prononcer, et l'homme, au comble de la colère aveugle, la courba sur le capot encore brûlant de Rocinante, lui tordant un bras dans le dos. Il gronda comme le tonnerre:
 
        -   Je t'avais promis une fessée dont tu te souviendrais, et je vais te la donner, démon de l'enfer!... Succube!... Esprit maléfique!... Quand j'en aurai fini avec toi, demain peut-être, ton cul merveilleux ressemblera à du steack haché!... Pire: à un hamburger de chez Mc. Donald!... Plus un spanker au monde ne voudra s'en approcher!...
 
        Malgré les cris et les pleurs de la jeune femme qui résonnaient étrangement dans ce décor fantômatique, Waldo lui avait arraché sa petite culotte ornée d'une tête de Mickey, révélant à la clarté bleutée de la lune un autre astre bien fendu qui faisait honte au premier, et il abattit avec force la cravache de cuir, imprimant sur la chair un sillon pourpre, puis un second, et un troisième encore... Malgré son habitude des traitements postérieurs un peu rudes, Dulcinea lançait des clameurs qui attestaient de la sévérité des cinglées, et la peur s'était emparée d'elle: Waldo semblait bien avoir perdu la raison pour la traiter de cette façon!
 
        Un court instant, elle sentit la prise de Waldo sur son poignet se relâcher, et elle en profita pour se dégager prestement et s'enfuir en courant droit devant elle. Stupéfait, le terrible pintamonitos vit la petite silhouette blanche et nue disparaître soudain sous le sombre couvert des arbres. Grondant des jurons à ne pas mettre dans toutes les oreilles, il s'engagea à sa poursuite.
 
        Affolée, Ducinea s'enfonça dans ce qui semblait bien être une forêt. Elle n'avait plus sur elle que ses chaussures et son soutien-gorge dont une bretelle était déchirée, et les branches des épais buissons griffaient et fouettaient son corps nu. Après de longues minutes de marche épuisante au cours de laquelle elle perdit ses chaussures, la pauvrette parvint à une petite clairière baignée de lune, et se trouva devant une maisonnette au toit de chaume, qui ne comportait qu'une porte massive et une étroite fenêtre par laquelle filtrait une lumière chaude et attirante. Elle regarda par la fenêtre, mais les vitres en verre grossier ne permettaient pas de distinguer l'intérieur de la masure. Elle hésitait à frapper, ne sachant pas qui pouvait habiter ce lieu étrange, et qu'elle soit pratiquement nue ne l'encourageait pas. Elle se décida pourtant, et une voix féminine,  mélodieuse comme un accord de lyre, lui dit d'entrer. Elle poussa doucement le lourd battant de bois...
 
        Une femme superbe, aux longs cheveux de jais où scintillaient des myriades d'étoiles, était négligeamment assise sur le rebord d'une table mal équarie. Son corps sculptural était moulé dans une tenue de vinyle noir, et, sur la tige de sa botte au talon démesuré, elle donnait de petits coups d'une longue cravache dorée dont l'extrémité était ornée d'une étoile à cinq branches. Le doute n'était pas permis, cette créature était une fée.
 
        -  Bonjour, Karencita, je suis la fée Lola, dit la fée.
        -  Vous me connaissez?... S'étonna la jeune femme.
        -  Ne suis-je pas une fée? S'amusa la fée. Et en plus, je suis membre de ton club. Ji ji ji!... Que puis-je pour toi?... Tu as droit à un souhait. Mais pour commencer, je devrais t'dministrer une bonne correction pour t'apprendre à te présenter à moi dans une tenue aussi indécente!
        -  Aïe! Fit Dulcinéa qu'un moustique gros comme une libellule venait de piquer à la cuisse, ne faites pas ça, s'il vous plaît, madame la fée!... J'ai déjà été durement - et injustement - fessée!... On m'a pris mes vêtements, ce n'est pas de ma faute!... Et... Et...
 
        Un voile passa devant ses yeux, et elle eut une grimace cruelle; son ton n'était soudain plus le même, sa voix s'était durcie. Elle grinça:
 
        -  C'est ce salaud de Waldo!... Il m'a arraché la culotte, et il m'a fouettée comme une brute, un sauvage, il mérite les flammes de l'enfer, ce pintamonitos de m...
        -  Allons, allons, ma petite, un peu de calme, coupa la fée Lola; ici, c'est une maison de fée, pas un bureau de police!... Pour S.O.S femmes fessées, tu devras t'adresser ailleurs!... En tant que fée, je suis là pour exaucer un de tes voeux, et le reste ne me regarde pas. Alors?...
 
        Dulcinea réfléchit un instant, et un sourire vengeur naquit sur ses lèvres. Elle dit avec un rire strident:
 
        -  Bon, faites que ce chien de dessinateur ressente ce qu'il m'a fait subir! Mais en dix fois plus fort!... JA JA JA JA!...
 
        La fée Lola la regarda pensivement et murmura pour elle-même: " Mmmh... Déontologiquement, je ne devrais peut-être pas..." Puis, décidée:
 
        -  D'accord. Penche-toi en avant, les mains aux chevilles!
        -  Eeeeh!... Vous n'allez pas me fouetter, tout de même?... S'indigna Karen.
        -  Ma petite, ceci est une cravache magique, et elle doit te cingler les fesses pour que ton voeu se réalise. Allez, vite, j'ai autre chose à faire, moi!...
 
        En maugréant, la jeune femme offrit son séant dans la position ordonnée. La fée prit son élan, et, de toute la force de son bras, flanqua un fameux coup de la cravache magique par le travers du derrière dulcinéen, y imprimant en rouge la marque de l'étoile à cinq branches. L'exaucée poussa un hurlement et se mit à sautiller sur place en se frottant vigoureusement le bas du dos.
 
        Certes, la fée Lola aurait pu seulement effleurer les charmantes rondeurs du bout de sa cravache magique et ça aurait aussi bien marché; mais certaines catégories de fées - et la fée Lola était de celles-là -  ne peuvent pas s'empêcher d'exaucer un souhait en le faisant payer d'une douleur physique très localisée. Une fois Dulcinea un peu calmée, la fée lui jeta quelques vêtements:
 
        -  Tiens, mets-ça. A force de te promener les fesses à l'air, tu vas t'attirer des problèmes, surtout dans cette contrée maléfique où grouillent les fétichistes du podex. Et le tien est particulièrement attirant!...
 
        La jeune femme enfila une culotte virginale de coton blanc, revêtit une courte jupe plissée en tissus écossais, une blouse dont le col se fermait par une cravate, et de longues chaussettes bleu marine. Elle chaussa une paire de sandales en vernis noir, et tressa en deux nattes ses beaux cheveux d'or sombre qu'elle maintint par un ruban de satin rouge.
 
        -  C'est mieux comme ça, fit la fée Lola d'un air satisfait; sauf si tu rencontres les pro-fesseurs des ténèbres, mais en principe, ils sont en vacances en ce moment. Maintenant, va. Quand tu sortiras, dirige tes pas vers le Sud. Dans quelques minutes, tu rencontreras une vieille dame et son fils. Elle t'éclairera sur ce qui vous est arrivé, à ton compagnon et à toi-même.
 
        Dulcinea remercia la bonne fée et quitta la cabane.
 
Photo retouchée par David
*****
 
        Ruminant de sombres pensées, Waldo marchait péniblement à travers la forêt semée d'embûches, depuis ce qui lui semblait être des heures. Retrouver sa Dulcinea était son seul but, et lui arracher la peau des fesses son unique intention. Au détour d'un sentier envahi par les ronces, il rencontra un grand corbeau, perché sur la branche torturée d'un arbre mort, et qui le considérait d'un air goguenard en fumant une Ducados.
 
        -  Salut, Don Waldo!... Coassa l'oiseau noir; si c'est Dulcinea que tu cherches, je peux te donner le renseignement...
        -  Je t'écoute, dit sourdement Waldo, à peine étonné qu'un corbeau lui adresse la parole.
        -  Bon, fit le corbeau, en mâchant avec délectation le filtre gorgé de nicotine de sa Ducados; t'as des cigarettes?...
        -  Presque plus. Je t'en file deux ou trois, et c'est bien payé. Dépêche-toi, je ne suis pas de bonne humeur!
 
        Le corbeau rafla prestement les cigarettes qu'il rangea dans sa poche intérieure, et dit d'un air fin:
 
        -  Elle est passée sous mon arbre il y a environ une demie-heure... Ce que je peux dire, c'est qu'elle a vraiment un beau cul, et qu'elle avait reçu la fessée!... Une bonne, même!... Cra cra cra!...
        -  C'est pas ce que je veux savoir! S'énerva Waldo; tu gardes tes commentaires pour toi, et tu me dis où elle est!
        -  T'aurais pas un truc à boire?... Demanda le corbeau, qui profitait visiblement de la situation.
 
    Au cours de sa vie, Waldo avait déjà rencontré des gens de ce genre; jamais des corbeaux, certes, mais ça n'avait pas d'importance. Sa cravache siffla dans l'air et atteint l'oiseau au creux des genoux. le gros - et ignoble - volatile chuta lourdement de sa branche en lançant un juron affreux. Waldo le maintint au sol en lui enfonçant son genou dans la poitrine, tandis qu'il lui serrait le cou de sa main libre:
 
        -  Tu parles ou tu es mort, dit froidement le spanker de la Mancha en levant sa cravache meurtrière. Et le corbeau, à son ton, sut que c'était vrai.
        -  Elle est allée droit chez la fée Lola!... Dit-il, à-demi étranglé.
 
        Le dessinateur, exaspéré, allait demander qui était cette fée, et surtout où il pourrait la trouver, mais une douleur fulgurante lui passa en travers du postérieur, si cruelle qu'il fit un bond sur place et lança dans la nuit un grand cri rauque. C'était comme s'il s'était assis sur une coulée de lave. Il avait lâché L'oiseau en costume noir, qui en profita pour s'envoler vers les étoiles en se gaussant de l'homme, vert de rage, qui se frottait énergiquement les fesses.
 
-  Dulcinea, mon amour, ma vie, ma raison d'être, grogna Waldo en reprenant sa marche errante, je ne doute pas que je te doive cette dernière et cuisante épreuve!... Ma vengeance sera à la mesure de l'atteinte qui m'est faite!... Tu recevras la fessée la plus longue de l'histoire de la fessée!... Je demanderai à Don Alfanhui de créer pour l'occasion les plus terribles instruments de châtiment!... J'agrémenterai de boulettes de plomb les lanières de mes martinets!... Je te donnerai des enemas à l'huile bouillante!... Des piranhas têteront tes seins jolis et des mygales lubriques feront leur nid entre tes cuisses!...
 
Des scènes terrifiantes, telles que Dante n'en avait jamais imaginées dans son Enfer tournoyaient dans le cerveau dérangé de Waldo, - preuve qu'il en avait un, contrairement aux affirmations mensongères de certaines spankees - Et il commençait à avoir très soif. Il buta soudain contre un objet cylindrique et métallique, qu'il reconnut, malgré l'obscurité, pour être une boite de bière. Il la ramassa et, merveille, elle était pleine!... Enfin, elle était lourde, vous saisissez la nuance?... Et pleine, sans doute, mais... De quoi?...Waldo ouvrit la boite comme un marine dégoupille ses grenades...
 
Mais il n'allait pas pour autant étancher sa soif!
 
                                                                                                   A suivre...
Waldo

  

 

Roman : Waldo: waldograff@yahoo.fr

Dessins: David: mimbreverdhe@yahoo.es

 

                       

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